Stade Malherbe CAEN - Ma passion - Mon combat
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Message par Seube82 Mar 1 Juin 2021 - 22:31

SM Caen. Malherbe reprendra le 18 juin


Alors que le nom du nouvel entraîneur du Stade Malherbe Caen se fait encore attendre, et que Stéphane Moulin est toujours pressenti, les Caennais sont désormais fixés sur la date de leur reprise. Ils se retrouveront le 18 juin, soit un mois et six jours avant la première journée de Ligue 2.


Ouest-France.
Publié le 01/06/2021 à 19h11


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Alexis Beka Beka et les Caennais reprendront l’entraînement le 18 juin prochain. | GUILLAUME MARIE


Les Malherbistes ont désormais une première date à cocher sur leur planning. En effet, la reprise du SM Caen est fixée au 18 juin. Les joueurs se retrouveront pour des tests physiques individuels, avant de fouler le terrain dans les jours suivants.

En outre, il est déjà acté que Malherbe disputera un match amical face à l’AC Ajaccio le 10 juillet à Mondeville puis un tournoi hommage à Emiliano Sala entre le 16 et le 18 juillet à Orléans. D’autres matches de préparation seront dévoilés dans les prochaines semaines, alors que la reprise de la Ligue 2 interviendra le 24 juillet.
Qui sera alors assis sur le banc ? La réponse se fait toujours attendre mais Stéphane Moulin, l’ex-entraîneur d’Angers, est toujours pressenti.

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Message par Seube82 Jeu 3 Juin 2021 - 15:47

PIERRE-ANTOINE CAPTON : « SI JE PEUX PRÉSIDER CAEN JUSQU’À MA MORT, JE LE FERAI »

Le nom de Pierre-Antoine Capton n'est pas le premier à apparaître sur le générique d'une saison bien difficile en Normandie. Pourtant, le président du conseil de surveillance du Stade Malherbe a vécu intensément les derniers hectomètres de la course au maintien. Le meilleur ami de Vincent Labrune peut aujourd'hui s'épancher sur les chantiers à venir, tout comme prendre le temps de raconter comment il en est arrivé à prendre les rênes de son club d'enfance.


PROPOS RECUEILLIS PAR LILIAN FERMIN ET MATHIEU ROLLINGER pour SOFOOT.COM, À PARIS JEUDI 3 JUIN


[2021/2022] Revue de Presse Img_x1200_articles-500182



Un hôtel avenue de Breteuil, au Monopoly, c'est 300 millions. Pour Pierre-Antoine Capton, c'est surtout le centre névralgique de Mediawan, un des plus grands groupes de l'audiovisuel en Europe qu'il dirige. Mais s'il ouvre son bureau du 7e étage, donnant sur le dôme des Invalides, c'est plutôt pour parler de la dernière ligne droite du Stade Malherbe de Caen, son club de cœur depuis toujours et dont il dirige le conseil de surveillance depuis un peu plus d'un an. Et malgré des rebondissements dignes d'un vrai polar, le producteur peut enfin souffler : la carte chance sur laquelle les Normands sont tombés leur permet de repartir pour un nouveau tour de plateau en Ligue 2.



Comment avez-vous vécu cette dernière soirée de Ligue 2 et le maintien du Stade Malherbe ?
De toutes les émotions que j’ai connues dans ma vie, je pense que celle-ci a été la plus intense. La meilleure et la pire dans le même temps. J’ai dirigé plusieurs entreprises et, le foot, c’est l’une des seules disciplines sur laquelle vous n’avez pas de prise. Je peux en avoir sur une série, sur un film, sur une chronique de Pierre Lescure pour qu’il ne dise pas une bêtise (en pointant l’écran diffusant C à Vous, émission dont il est producteur, NDLR), mais pas sur un match. Vous avez beau motiver les joueurs, leur dire quoi faire, les 90 minutes vont se dérouler différemment de ce que vous aviez prévu. Face à Clermont, c’était horrible, on se prend un carton rouge à la 38e minute et on doit jouer la peau d’un club à 10. Ce soir-là, je me suis mis dans tous mes états et j’ai fait tout ce que je m’étais promis de ne jamais faire...

C’est-à-dire ?
Je suis allé m’engueuler avec l’arbitre à la mi-temps, pour lui dire que ce carton rouge était inadmissible. J’ai perdu ma voix tellement je hurlais pour encourager les joueurs. Au moment du penalty de Jeannot, j’ai dû entrer sur le pelouse. Je suis monté sur la table du vestiaire avec une bouteille de champagne. J’ai coché toutes les cases...

Pourquoi s’interdire tout ça ? Si vous êtes président du conseil de surveillance d’un club, c’est aussi pour vivre ce genre de moments, non ?
La situation du club et surtout les raisons pour lesquelles je suis entré dans le capital du Stade Malherbe de Caen font que j’essaye d’être respectable et respecté, d’avoir le recul nécessaire. Pendant toute la saison, je me suis dit que je ne devais pas péter les plombs. Puis ce jour-là est arrivé, et je suis passé au-dessus de tout ça. L’émotion était trop forte ! On a beaucoup souffert ces dernières semaines, on n’a pas beaucoup dormi, c’était dur à vivre. Mais j’ai toujours eu une bonne étoile qui m’a permis de me sortir de pas mal de situations, et là, elle est arrivée sur un penalty à la 93e minute d’un match. Je continue à croire en cette bonne étoile.



Est-ce qu’à un moment, vous avez eu peur de descendre en National ?
(Il réfléchit.) Oui. Ce qui m’empêchait de dormir, c’était ça. J’ai un tempérament de gagnant et j’aurais détesté mettre le club en National. Plus je le voyais glisser, plus j’allais aux matchs, je faisais les déplacements, je parlais aux joueurs, en essayant d’avoir un impact. Je ne voulais pas les planter. Cela dit, même si le club était descendu, je serais resté pour le reconstruire. Ce club a été abîmé, très abîmé. Et il fallait à un moment qu’il touche le fond pour repartir derrière. Je ne savais pas si, le fond, c’était le National ou cette année de galère. J’espère que ce sera donc cette année.



La saison de Caen aurait-elle pu faire une bonne série, à la manière de Sunderland Til’ I Die sur Netflix ?
L’une des premières choses qu'on voulait faire avec Vincent Catherine (DG de Oaktree France, NDLR) en arrivant, c’était un documentaire. Mais on s’est vite dit qu’on pouvait être ridicule et que ça n’intéresserait pas grand monde. Pourtant, le scénario aurait été génial, vraiment. Il s’est passé plein de choses en coulisses. La veille du dernier match, à l’hôtel, j’ai ressorti aux joueurs une vidéo lancée par le club sur Twitter d’un match contre Clermont il y a 10 ans, que Caen avait gagné 2-1, dans les cinq dernières minutes. Avec Olivier Pickeu, on leur a dit : « Regardez ça, le club a pu le faire il y a dix ans, et même si vous êtes menés à un moment, vous pouvez revenir. » Prince Oniangué, notre capitaine, au moment où on se prend le but, dit à ses coéquipiers : « Souvenez-vous des images d’hier, on peut marquer un but ! » C’est ce qu’il s’est passé à l’action suivante. Un dénouement comme ça, à la dernière seconde, à la dernière minute, même les meilleurs scénaristes de nos séries n’auraient pas pu faire mieux.



Peut-on plaire à des supporters comme on cherche à plaire à des téléspectateurs ?
Dans tous les cas, on cherche à mobiliser une audience. Mais le soutien des supporters, ça ne peut pas s’acheter. Aujourd’hui, j’estime avoir un bon rapport avec eux. Je le mesure aussi au nombre de messages que je reçois : j’en ai reçu beaucoup plus après le penalty de Jeannot que deux jours avant où on faisait le record historique de la télé avec HPI, avec 12 millions et demi de téléspectateurs. Bon, tu te prends des messages d’insultes aussi, mais ça fait partie du jeu. Mon avantage, c’est que j’ai tellement d’emmerdes à côté avec mes autres activités, que je ne me suis pas laissé démonter quand les premières vagues sont arrivées. Je vivais le SMC comme un défi supplémentaire. Il y a aussi ce truc de vérité : je ne mens pas aux supporters, je ne leur promets pas la lune, mais en revanche, je me bats pour que le club ne se casse pas la gueule. Au moment où il allait droit dans le mur et que personne ne voulait y aller, j’ai levé le doigt et j’ai essayé de trouver une solution. Peut-être que je m’implique personnellement plus que je ne le devrais. Mais le Stade Malherbe, c’est mon club, c’est mon enfance, j’essaye de lui rendre ce qu'il m’a donné.



Il vous a donné quoi, ce club ?
Quand j’étais petit à Trouville (dans le Calvados), on ne faisait que jouer au foot. Les émotions, je les vivais à travers le foot et le Stade Malherbe. Les bons moments de ma semaine, c’est quand j’allais à Venoix le samedi soir. Ce stade était assez particulier, couvert de tôles, une ambiance très à l’anglaise. Ce sont des moments, des instants, des photos, que j’ai gardés. Quand je me suis engagé dans le club, j’ai pensé à moi, gamin, et ça m’a motivé à le faire. Je me suis dit que les jeunes de la région devraient pouvoir vivre aujourd’hui la même chose que ce que j’ai vécu hier.

Quel est votre premier souvenir de supporter ?
Le vrai premier match que j’ai fait, c’est avec mon père, une finale de Coupe de France, Nantes-PSG en 1983, et qui m’a valu une admiration pour Nantes, une grande équipe qui jouait super bien au foot. Pour le Stade Malherbe, d’abord, je rêvais d’y jouer. J’ai essayé de faire des détections, mais je n'étais pas assez bon. Mon grand frère Jérôme, de douze ans mon aîné, était un vrai passionné du SMC. J’ai fait plein de déplacements avec lui. Je me souviens d’une montée en première division à Venoix, puis des matchs où j’essayais de m’incruster dans les vestiaires pour choper le maillot des joueurs. J’ai vécu des matchs de D1 un peu dingues, la Coupe d'Europe contre Saragosse avec un stade chauffé à blanc. Plus tard, en famille, on est allés voir des matchs de l’Euro 1996 en Angleterre, la finale de l’Euro 2000 à Rotterdam, plein de trucs super.

Il y a aussi Francis, votre oncle, qui a joué au club.
Oui, ce n’était pas le meilleur, mais il a joué dans une équipe importante qui, à l’époque, a éliminé le grand Stade de Reims (le 19 janvier 1953 en 32es de finale de la Coupe de France, NDLR). Il était en équipe de France militaire, si je ne dis pas de bêtises. Après, je ne vais pas vous mentir, je ne l’ai jamais vu jouer au foot. Je n’étais même pas né.

Quelles étaient vos idoles alors ?
J’aimais les deux Anglais, Graham Rix et Brian Stein. Frédéric Née était également un super joueur. Franck Dumas, Fabrice Divert, Anthony Deroin aussi. Et puis un peu plus tard, c’était Ivan Santini, N’Golo Kanté, Thomas Lemar, des gens qui se sont battus pour le club.

Reprendre le Stade Malherbe, c’était une manière de vivre par procuration ce rêve d’être footballeur ?
Non. J’ai eu beaucoup de chance dans mon parcours, parce que j’ai déjà vécu mes rêves de gamin grâce à mes amis. Vincent Labrune, mon meilleur ami, m’a permis de connaître les coulisses d’un grand club comme l’OM. J’étais au plus près des PSG-OM, des mercatos, d’un quart de finale de Ligue des champions... Robin Leproux, quand il était président du PSG, m’a aussi fait vivre ces matchs-là de l’intérieur. J’ai vu comment ça fonctionnait, et quand tu as vu comment ça se passe à l’OM et au PSG, tu te dis que c’est possible de reprendre Caen.

Qu’est-ce qui vous a décidé à prendre des responsabilités à Caen ?
Au départ, j’y suis venu par amitié. Pour Jean-Francois Fortin, le boss. Il pensait qu’il fallait réinvestir pour développer le club et rester en Ligue 1. Son projet n’a pas été retenu et je l’ai vu se faire virer comme un malpropre. Je l’ai vu souffrir sous mes yeux. Comme je n’aime pas les injustices, je me suis dit : « Ok, ne bougez pas, puis un jour ou l’autre, ça reviendra. » Puis ce qui devait arriver arriva. En mars dernier, en pleine Covid, il n’y avait plus d’argent, et le club ne pouvait pas s’en sortir. Il fallait trouver une solution et si personne ne se manifestait, le club déposait le bilan. Donc j’y suis allé par amour pour ce club et pour ce maillot.



Au regard des expériences de Labrune, Leproux ou Fortin, qui n’ont pas toujours été des promenades de santé, vous ne vous êtes pas dit : « Dans quel merdier je me mets ? »
Si, plein de fois ! Vincent, c'est horrible ce qu’il a vécu à l’OM sur la fin. Je suis allé avec lui, de sa maison jusqu’au stade, avec des mecs armés dans la voiture. Robin pareil, il a vécu la mort d’un supporter, mais je me suis dit qu’à Caen, il y aurait moins de pression. Et surtout, le club allait mourir, donc je n’ai pas pensé à ça. Ma mère ne comprend pas pourquoi je me suis lancé là-dedans. Elle a 82 ans et elle ne le vit pas très bien. Ma femme aussi trouve que le foot me prend un temps de dingue. Mais je n’ai pas de regrets.



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Dans votre mission, vous avez trouvé un investisseur, avec le fonds d’investissement Oaktree. Quelle est sa place dans cette affaire ?
Les règles étaient assez claires avec eux. Ils étaient là pour investir dans un club de Ligue 2 et récupérer à un moment leur investissement. Ils m’ont dit : « On fait cet investissement ensemble, tu gères la comm', nous on est là, on te suit. » Ils ont été admirables de détermination. Ils avaient d’autres possibilités sur la table, pouvaient viser un plus gros club — ils sont d’ailleurs entrés dans le capital de l’Inter récemment —, mais ils ont accepté de nous suivre face à des anciens actionnaires un peu hostiles au démarrage. Il fallait faire preuve de persévérance, et le club leur doit vraiment énormément, car ils aident sa structuration. Ce sont de fantastiques partenaires, et on prend beaucoup de plaisir avec Vincent.

Vous avez aussi été chercher Olivier Pickeu, pour l’investir du rôle de président. Une bonne pioche...
Pour moi, c’est la meilleure chose qui pouvait arriver au Stade Malherbe. Il était quand même en compétition pour prendre Marseille, et on l’a fait venir à Caen. Bon, ça l’a fait un peu bifurquer de sa feuille de route. Avant le match contre Clermont, je lui dis : « Tu ne t’imaginais certainement pas devoir t’occuper dans ta carrière d’un club de National ! » Ça l’a fait marrer, mais pour lui, ce n’était pas une possibilité, il savait qu’on se sauverait.

C’est ce que vous lui avez promis pour qu’il vienne à Caen ? La légende raconte que vous n’avez eu besoin que d’un coup de fil pour le convaincre...
(Il coupe.) Deux coups de fil. Olivier, c’est un enfant du club, et je pense qu’il a senti comme moi que le club n’avait plus aucune identité depuis trois ou quatre ans. Il y avait des joueurs pour certains sortis de nulle part et ça donnait un effectif déséquilibré. L’objectif est donc de retrouver une identité normande. Pour moi, il fallait un président qui soit issu du cru et qui connaisse bien le foot. Olivier réunissait tout ça. Il y a eu un truc humain entre nous. C’est devenu un proche et j’ai une confiance sans limite en lui. Et ce n’est que le début de l’histoire.

Comment définissez-vous l’identité normande ?
Ce sont les jeunes issus du centre de formation ! C’est eux qui doivent prendre le pouvoir. En fin de saison, beaucoup ont eu du temps de jeu. C’est difficile de leur imputer la responsabilité de ce qu’il s’est passé. Je sais que si on arrive à les accompagner, ce seront eux qui représenteront le club dans les prochaines années. On doit faire en sorte qu’ils restent et qu’ils forment l’ossature du prochain Stade Malherbe.



Un centre de formation, c’est beaucoup d’investissements pour des revenus qui ne sont pas forcément garantis. La preuve avec la décision de Rani Assaf de fermer celui de Nîmes. Plusieurs clubs optent aussi pour le trading, la post-formation, des stratégies plus juteuses sur le court et le moyen terme. Ce ne sont pas des stratégies qui vous intéressent ?
Non, développer le centre est vraiment la priorité. Je ne connais pas le détail de ce que vit Rani à Nîmes. Je sais que c’est un très grand chef d’entreprise. Quand vous n’avez plus les recettes, il faut prendre les décisions. Celle de fermer le centre de formation est radicale, mais investir dans le foot ne peut pas être qu’à perte et il faut trouver un équilibre. Mediapro a été un désastre, et je pense qu’on n’a pas encore conscience de la situation qu’on va trouver dans quelques mois, une fois que tous les clubs auront fait face à la DNCG. Nous, on a fait un PSE (plan de sauvegarde de l'emploi). C’est hyper douloureux de devoir licencier des gens qui sont là depuis très longtemps. On aurait aimé s’en passer, mais si on ne prend pas ces responsabilités, le foot français se casse la gueule.

En tant que professionnel de l’audiovisuel, quelle analyse portez-vous sur le dossier Mediapro ?
Au départ, ce sont des producteurs en Espagne, dans plein de pays, avec des groupes sérieux derrière. Mais ils ont accumulé plein de difficultés : la Covid, le spectacle qui était moins bon, des abonnés qui n’ont pas suivi. La vérité, c’est qu’il y a un diffuseur du foot en France, et c’est Canal+. Il faisait très bien son boulot et a été viré sans respect. Certains présidents de club n’ont pas regardé plus loin que le bout de leur nez. La situation fait que c’est un peu difficile entre Canal+ et la Ligue, et je suis persuadé qu’ils trouveront une solution.



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Anticiper les virages, comme celui de Netflix, fait partie de votre métier de producteur. Comment fait-on pour avoir un coup d’avance dans le foot ?
Au-delà de mon amitié pour lui, je pense que c’est ce qu’est en train de faire Vincent Labrune à la tête de la LFP. Là, il se tape la Covid, Mediapro, la négociation avec Canal+... C’est le pire boulot du monde et je ne l’aurais pas souhaité à mon pire ennemi. Aujourd’hui, il faut faire entrer le foot français dans une nouvelle ère, sans tabou. Il vaut mieux vivre avec une économie durable que voir des clubs s’effondrer et changer de main toutes les deux semaines. Qu’est-ce que ça raconte de l’identité d’un club quand il change trois fois de propriétaire en trois ans ? Il faut travailler sur la durée, et c’est ce que Vincent est en train de mettre en place.



Même s’il faut en venir à une Ligue 1 à dix-huit clubs, ce qui pourrait compliquer les ambitions d’un club comme Caen ?
Oui, je le pense. Il faut que le spectacle soit meilleur. C’est horrible à dire, mais il y a des matchs qui n’intéressent personne. Ensuite, puisqu'il y a moins de revenus, il faut faire en sorte de rendre la compétition plus attractive. Dix-huit ou vingt clubs, pour moi il n’y a pas de tabou. Si demain, Caen descend en National à cause de ça, ça ne sera pas dû au format, mais parce qu’on n'aura pas été bon.



Quand vous êtes arrivé à la tête du club l’an dernier, vous aviez annoncé l’ambition de monter dans les deux ou trois ans. Après cette saison, ce calendrier est-il toujours d’actualité ?
J’avais aussi dit que cette saison allait être pourrie parce qu’on partait avec une équipe qu’on n’avait pas forcément choisie. Là, en 2021-2022, ce sera la première saison qu’on commencera comme on le souhaite. Mon ambition est de faire remonter le club dans les deux ans et j’espère qu’on en sera capables. Après, cette année montre qu’il n’y a aucune certitude dans le foot.

Oaktree possède 80% du capital, et vous 20%. Est-ce une association qui peut s’inscrire dans la durée ?
On a un bon équilibre avec Oaktree et il n’est pas prévu qu’ils partent demain. Avec les fonds d’investissement, il y a des cycles de cinq ou six ans. Quand ils partiront, j’aurai la possibilité de racheter leurs parts. Moi, je suis là sur le long terme et si je peux présider le board du Stade Malherbe jusqu’à ma mort, je le ferai. Mon but, c’est que le club n’ait plus jamais de problèmes financiers. Mais si demain, un projet arrive sur la table et qu’on me dit : « On veux faire le Caen Champions Project » , je serai assez intelligent pour laisser ma place. Le club ne m’appartient pas, il n’appartient pas à Oaktree, il appartient aux supporters, à ceux qui l’ont dirigé, aux joueurs et à plein de gens.

Feriez-vous une place à des personnalités caennaises comme Denis Brogniart ou Orelsan dans l’organigramme du club ?
Ce sont des soutiens infaillibles qui étaient là au moment où le club n’avait plus grand monde pour le soutenir. On avait besoin d’énergie positive. Est-ce qu’à un moment on fera un club spécifique de soutiens, de partenaires du club ? Est-ce qu’Orelsan ne pourrait pas faire la chanson d’arrivée des joueurs ? Ce sont des choses importantes symboliquement. On s’est quand même pris des seaux de m**** quand on a repris ce club. En vrai, beaucoup de monde avait envie qu’on se casse la gueule. D’un côté, il y avait tous les supporters qui voulaient qu’on s’en sorte, et de l’autre ceux qui ont connu l’échec avant nous et qui voulaient qu’on se plante. C’est assez incroyable le foot pour ça.

Vous voulez qu’on se souvienne de vous comme le sauveur du club ?
Pas comme un sauveur, non. Si je peux marquer une époque du club, oui, mais pas plus. J’ai fait ce que n’importe quel amoureux du club aurait fait s’il avait les moyens. J’ai consacré de l’énergie, du temps, de l’argent... Maintenant, j’aimerais bien qu’on s’inscrive dans un truc plus sympathique dans la durée et revivre des émotions dans le bon sens plutôt que dans le mauvais. Et le partager très vite avec notre public. C’est ce qui m’a le plus manqué cette année.

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Message par Narval' Jeu 3 Juin 2021 - 22:04

Il est merveilleux ce PA coeur

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Message par Seube82 Lun 14 Juin 2021 - 18:50

Football. SM Caen : le programme des matches amicaux cet été


Le SM Caen retrouvera la Ligue 2 le week-end du 24 juillet. En attendant, on connaît son programme de préparation d’ici là, avec sept matches amicaux, dont deux au tournoi Emiliano Sala à une semaine de la reprise de la compétition. Deux stages, à Deauville et Orléans, sont également prévus.


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On ne sait pas encore face à qui, mais on sait désormais que Stéphane Moulin dirigera son premier match en tant qu’entraîneur du SM Caen le mercredi 30 juin. Face à un adversaire qui reste à déterminer, l’ancien coach d’Angers et le Stade Malherbe entameront un cycle de sept rencontres de préparation ce jour-là, qui s’achèvera le week-end des 17 et 18 juillet avec le tournoi Emiliano Sala à Orléans (en compagnie du FC Nantes, des Girondins de Bordeaux et des Chamois Niortais), à une semaine de la reprise de la Ligue 2.



La reprise de l’entraînement est quant à elle prévue ce vendredi 18 juin à 10 heures. L’occasion pour l’effectif de découvrir leur nouveau coach et son staff, et pour le public d’assister à cette première séance de l’exercice 2021-2022. Durant cette préparation de cinq semaines, les Caennais effectueront deux stages, à Deauville (du 24 juin au 3 juillet) puis à Orléans (du 14 au 18 juillet).




Le programme des matches amicaux du SM Caen


Mercredi 30 juin : adversaire à déterminer


Samedi 3 juillet (17 h) : SM Caen – Beauvais (N2) à Deauville (stade du Commandant Hébert)

Mercredi 7 juillet : adversaire à déterminer

Samedi 10 juillet (17 h) : SM Caen – Ajaccio (L2) à Mondeville (stade Michel-Farré)


Mercredi 14 juillet (horaire à déterminer) : Orléans (N1) – SM Caen à Saran


Week-end des 17 et 18 juillet : tournoi Emiliano Sala à Orléans, avec le FC Nantes (L1), les Girondins de Bordeaux (L1) et les Chamois Niortais (L2)

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Message par Seube82 Lun 14 Juin 2021 - 18:56

A partir du 30 juin : 1 match ts les 3 jours même plus puiqu'un match les 14, 17 & 18 juillet.

ça ne rigole plus !

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Message par Seube82 Mer 16 Juin 2021 - 11:50

SM Caen. Qui est Oaktree, quel rôle pour Vincent Catherine ?


Depuis l’été 2020, le fonds d’investissement américain Oaktree Capital Management est l’actionnaire majoritaire du SM Caen, à hauteur de 80 %. Pour Ouest-France, Vincent Catherine, le pilote des activités françaises d’Oaktree, présente son entreprise et son rôle à l’intérieur de celle-ci.



Ouest-France
Publié le 16/06/2021 à 07h32
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Pour Ouest-France, Vincent Catherine, pilote des activités françaises du fonds américain Oaktree Capital Management (actionnaire majoritaire du SM Caen à hauteur de 80 %), présente son entreprise et son rôle à l’intérieur de celle-ci.

« Oaktree est une société de capital investissements. Des assurances, fonds de pensions, grandes familles, fonds souverains, nous confient des capitaux pour qu’ils soient valorisés et qu’on l’investisse dans des sociétés ayant un potentiel de croissance fort, créées ex-nihilo, ou qui ont besoin d’être restructurées. L’idée est de demeurer auprès d’elles entre trois et dix ans. On est une courroie de transmission dans le temps de développement d’une entreprise, avant de la confier à d’autres.

Mon rôle est de sourcer des opportunités d’investissement pertinentes, dans tel ou tel secteur d’activité, puis d’y négocier nos conditions d’entrée dans le capital : soit en financement, soit en fonds propres pour avoir une implication dans la gouvernance.

Mon deuxième rôle, le plus important, est l’accompagnement de ces entreprises dans le temps, comme actionnaire actif : apporter aussi du capital humain. Nous ne sommes pas des managers du quotidien des entreprises, mais nous sélectionnons des équipes pour conduire le changement et les améliorations.

« On regarde clairement le club comme une PME »


Au SM Caen, on a installé des règles de fonctionnement qui nous semblent équilibrées. On a choisi, avec Pierre-Antoine Capton, Olivier Pickeu pour être président exécutif : c’est déjà un choix fort de modèle. C’est Pierre-Antoine qui nous a sollicités, on a fait confiance aussi à un entrepreneur, qui apporte un investissement probablement supérieur à un actionnaire classique.


Nous avons un rôle de suivi des problématiques financières, qui nous permet aussi d’exercer nos droits sur des chantiers de restructuration financière. On a généralement un rendez-vous par semaine avec Pierre-Antoine et Olivier, ainsi qu’une revue mensuelle pour un suivi des résultats financiers et des problématiques stratégiques de l’entreprise.


On regarde clairement le club comme une PME, même si on est tout à fait conscient qu’un club n’est pas un objet économique comme un autre. Le jour où je m’occuperai du sportif, c’est que le club ira très mal et que je me tromperai de combat ! On valide ou pas un choix financier, quand on nous demande une enveloppe de recrutement ou d’investissement pour du staff, mais ce n’est pas moi qui réclame Stéphane Moulin ou un autre ! »

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Message par Seube82 Mer 16 Juin 2021 - 12:02

SM Caen. « Le déficit sera purgé, nous avons les reins solides », annonce Oaktree


Actionnaire majoritaire, à hauteur de 80 %, du SM Caen, le fonds d’investissement américain Oaktree Capital Management certifie son engagement financier auprès du club normand, pour l’aider notamment à surmonter les conséquences d’une année très difficile. Dans un entretien exclusif accordé à Ouest-France, Vincent Catherine, pilote des activités françaises du fonds américain, détaille sa stratégie et les enjeux futurs.


Ouest-France
Guillaume LAINÉ.
Publié le 15/06/2021 à 17h07


[2021/2022] Revue de Presse MjAyMTA2OTFhZjJiNjBlZmYxM2JmNDIyMGFiZDk3ZGVhM2U1NzQ?width=1260&focuspoint=50%2C50&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=96b9f130d2b0b8fdc1e233f5bd37a26ee74122817ef84ea661086580056b8020Vincent Catherine est le « managing director » de la branche française d’Oaktree, dont le siège est basé à Los Angeles. Il représente les intérêts du fonds d’investissement américain auprès du SM Caen. | GL



Quelle est la nature de vos liens personnels avec la Normandie et le SM Caen ?

La famille de mon père vient de Cabourg. J’ai passé tous mes étés là-bas, entre Cabourg, Deauville et Houlgate où mes parents ont pris leur retraite. J’allais voir des matches à Venoix avec mon père. Dans la famille, on est tous fans de foot. Mon premier souvenir de Malherbe est télévisuel, c’était Caen – Saragosse. Il y a aussi toutes ces dernières journées de championnat, à quitte ou double (sourire) ! J’ai vécu à Bruxelles, Paris, Londres (où il a travaillé pour la banque d’affaires Merrill Lynch puis Goldman Sachs, avant de rejoindre Oaktree pour piloter ses activités françaises en 2014). J’ai appris à aimer les clubs locaux, le PSG, Arsenal…

On vous a vu quasiment à tous les matches cette saison : comment avez-vous appréhendé votre nouveau rôle de propriétaire d’un club de foot, en tant que représentant de l’actionnaire majoritaire ?

C’était important d’être présent pour montrer mon soutien dans une année qui serait difficile, on le savait. Caen était une première pour nous dans le football. Il fallait montrer qu’Oaktree n’est pas un objet désincarné, mais une équipe de professionnels là pour aider un club. On a aussi une responsabilité vis-à-vis d’un écosystème, mairie, supporters… On est redevable de leur soutien. On a fait cet investissement les yeux grands ouverts, dans une crise sans précédent pour le foot français, avec la pandémie, puis l’affaire Mediapro. À cela s’ajoutait la situation financière compliquée du club, avec un volume de coûts qui nous a contraints à faire un PSE, une opération très lourde sur le plan humain.


« Dans le sport, il y a des incertitudes plus grandes »



Vous avez souffert vous aussi, en constatant les difficultés sportives de l’équipe ?

Quand on investit du temps et des capitaux, on veut que ça réussisse. Mais dans le sport, il y a des incertitudes plus grandes. Quels que soient les plans stratégiques, il reste une mécanique psychologique fragile. C’est frustrant pour un investisseur, on l’a tous expérimenté chez Oaktree en direct avec le SM Caen. Mais c’est ce qui fait aussi la beauté du foot. Le stress, je le vivais une fois par semaine au stade. Olivier Pickeu et l’équipe de direction autour de Pierre-Antoine Capton étaient plongés dedans 24 h sur 24. Ils ont été des rocs !

En cas de descente en National, Oaktree se serait désengagé ?

Non, car on est des investisseurs au long cours, et on l’avait dit dès le début. L’écueil n’était pas tant le National que la perte du statut professionnel deux années après une relégation : c’est ça qui me glaçait vraiment. Dans un tel cas de figure, l’investissement ne pouvait plus être économiquement viable, car notre thèse d’investissement se repose essentiellement sur le maintien d’un centre de formation de qualité. Le maintien nous permet de faire l’économie de cette pression-là. Je ne cache pas cela a été un énorme soulagement aussi pour nous !

Dans quelle situation financière le SM Caen termine-t-il la saison 2020-21 ?

Il reste des inconnus, notamment sur la typologie et le versement de certaines aides. On finit dans une situation de déficit, un peu supérieur à l’hypothèse initiale, car le Covid a duré plus longtemps, on n’a pas eu de public et moins de droits TV. Mais il sera purgé, comme prévu. Nous avons les reins solides pour le faire. La question est maintenant de se projeter à deux ans pour arriver à viabiliser et équilibrer ce club, en tenant compte de réalités différentes liées notamment à la baisse des droits TV. Le travail de réduction des coûts quotidiens, via le PSE, est déjà très avancé. Sur l’effectif, que l’on pourrait qualifier de pléthorique, il y a encore un travail à faire pour le réduire. C’est le souhait du sportif, avec Stéphane Moulin, et le nôtre, afin d’alléger la masse salariale pour pouvoir réinvestir aussi dans certains contrats.


« Le secteur du football a vraiment besoin d’une discipline financière »


On parle d’un déficit de 15 millions d’euros…

Je ne parlerai pas de chiffres (lire ci-dessous). C’est vrai qu’on est plus proche du cas dégradé que du cas de base envisagé. Mais on a aussi réduit des coûts, on aura probablement plus d’aides que prévu, via l’état ou des renégociations avec certains partenaires. Ce déficit n’est pas une inquiétude, si comme tous les clubs on arrive à trouver un modèle économique qui fonctionne sur les 2-3 prochaines années.

Justement, quel serait ce modèle ?

Pour que le football soit pérenne en Europe et poursuive sa croissance, tous ses acteurs doivent se convaincre qu’il faut trouver à ce domaine d’activité un équilibre économique. Cela ne peut plus être un sport dans lequel les clubs sont tous détenus par des entrepreneurs qui acceptent tous les ans de perdre de l’argent. C’est aussi la raison pour laquelle des investisseurs institutionnels sont entrés dans le football, pour donner une discipline financière à un secteur qui, objectivement, en a vraiment besoin. Une entreprise peut avoir des difficultés et un déficit pendant un, deux ou trois ans. Pas sur le long cours.


« Un projet sportif en adéquation avec la capacité à faire de la post-formation »


Le produit football apparaît dévalué. Quel intérêt pour un fonds d’investissement d’y entrer ou d’y rester ?

en L2, déjà, le modèle repose beaucoup moins sur les droits TV. On est surtout impacté par l’économie générale du football, ce qui implique des ventes de joueurs plus incertaines. Sur l’attractivité du foot, on a toujours un produit de rareté, à potentiel de développement en Europe, dans le monde, et la France y a toute sa place. Sur le long terme, la demande de contenu reste croissante, via aussi les streamers, la free tv… Oaktree a effectué récemment une opération de financement à l’Inter Milan, et on continue à regarder d’autres opportunités.

Est-ce que le trading, c’est-à-dire la revente de joueurs avec des objectifs de plus-value financière, va perdurer ?

En tant que club de L2, dans le premier pays européen qui exporte ses footballeurs, on devra continuer à se reposer aussi sur des transferts. En revanche, avec la limitation des droits TV, il faudra projeter des hypothèses de prix de transferts raisonnables. Les clubs de L2 capitalisés, qui auront la capacité de tenir sur la longueur, vont sortir gagnants. Au lieu de vendre leurs jeunes trop vite, ils pourront les tenir en post-formation durant 2 ou 3 ans, s’il y a une architecture de projet sportif à long terme. Quand on a rencontré Stéphane Moulin, on a immédiatement eu une connexion très forte sur sa capacité à s’inscrire dans cette stratégie, cela a été essentiel. On n’est pas sur la tactique, mais sur la cohérence du projet sportif en adéquation avec la capacité à faire de la post-formation.


« Pas une obligation de vendre des joueurs cet été »


Caen devra vendre des joueurs cet été ?


Ce n’est pas une obligation. Tous les ans il doit y avoir une rotation, mais ce n’est pas juste lié à un besoin ponctuel de cash, cela peut dépendre aussi de la nature des contrats. S’il reste un an, par exemple, et que ledit joueur ne souhaite pas renouveler. Mais on ne laissera pas partir quinze joueurs, on n’en achètera pas non plus quinze ! C’est une année particulière, un mercato retardé aussi avec l’Euro. Mais il n’est pas question de brader les jeunes joueurs qui sont les actifs les plus importants du club et qui pourraient nous servir la saison prochaine.

Le passage de la L1 à 18 clubs à partir de 2023 signifie-t-il que Caen doit absolument remonter dans les deux ans ?

Le passage à 18, c’est le sens de l’histoire dans l’économie générale du foot. Mais notre business plan ne repose pas sur une montée obligatoire en L1. En terme économique, de standing, de potentiel joueurs, Caen a évidemment toute sa place en L1, et porter ce club en L1 fait partie de l’objectif. Tout le staff ne va penser qu’à ça, et c’est normal. Mais il n’y a pas de timing imposé pour rentabiliser notre investissement. C’est pour ça qu’il faut d’abord viabiliser ce club, pour ne pas risquer d’avoir le couteau sous la gorge du jour au lendemain, selon la division dans laquelle on jouera.

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Message par Seube82 Mer 16 Juin 2021 - 12:14

Caen – Stéphane Moulin : « Une montée, ça se construit, ça se prépare, ça ne se décrète pas ! »


MaLigue2.fr - Clément Maillard



[2021/2022] Revue de Presse Moulin-Imago


Dans une longue interview pour La Nouvelle République, l’entraîneur de Caen Stéphane Moulin est revenu sur sa nomination en Normandie. Le nouveau technicien du Stade Malherbe a aussi évoqué la future saison, et ses ambitions avec le SMC !



« J’ai toujours voulu travailler dans une ambiance saine, sereine. Ce n’est pas un manque d’ambition, c’est un choix, mon choix ! Je ne me suis jamais glorifié de diriger un club de L1. Ma décision a été mûrement réfléchie. Je suis en accord avec moi-même, c’est le plus important. Je ne me retrouvais plus dans le fonctionnement à Angers, les méthodes de travail. Avant de devenir aigri ou négatif, j’ai préféré partir.

Le projet humain a plaidé pour Caen. En Normandie, je me retrouve quinze ans en arrière, quand j’ai démarré au SCO. J’aime participer à des projets, bâtir, construire. Avec des gens qui se respectent, s’apprécient, se font confiance, marchent main dans la main. 

Une montée, ça se construit, ça se prépare, ça ne se décrète pas ! 

A Angers, on avait mis 4 ans. Il faut trois ans minimum pour créer un effectif compétitif. Lors du premier exercice, celui de l’héritage, on va faire au mieux pour redonner une flamme et des couleurs au SM Caen sur le plan sportif. 

La Ligue 2 est un championnat compliqué, avec plus de la moitié des équipes qui veulent monter. 

Le coach de Caen finit avec un petit mot pour Guy Roux, qui a apprécié la venue de l’entraîneur en Normandie ! « J’ai accueilli ses paroles avec beaucoup d’honneur. Je suis un petit à côté de lui, qui a marqué l’histoire de notre football. À travers mon parcours à Angers, je crois que j’ai laissé l’image d’un homme sincère, honnête, avec des valeurs profondes. Je ne recherche pas la reconnaissance, mais quand on t’en témoigne, ça fait plaisir, c’est valorisant. »

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Message par Seube82 Jeu 17 Juin 2021 - 22:06

Football. Une baisse des droits TV « absorbable » pour Malherbe ?


L’irruption de la plateforme Amazon sur l’échiquier des droits TV incite les propriétaires du SM Caen à la plus grande prudence. Vincent Catherine, le pilote des activités françaises du fonds américain Oaktree, se veut toutefois rassurant. Il compte bien prendre en main son destin, en s’adaptant.


Ouest-France
Publié le 16/06/2021 à 08h05

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« Sur le monde des droits TV, il faut être prêt à épouser une forme de modernité » | FRANCK DUBRAY


L’irruption de la plateforme Amazon sur l’échiquier des droits TV, qui a provoqué l’annonce par Canal + de son désistement du foot français, incite les propriétaires du SM Caen à la plus grande prudence. « On ne fera aucun commentaire en l’état », dit Vincent Catherine.

Sur un total de 665 millions d’euros annuels jusqu’en 2024, Amazon (80 % des matches pour 9 millions d’euros) et BeIN Sports (le reste, pour 30 millions) seraient censés payer 39 millions d’euros pour les droits de la L2.


Pour rappel, le précédent contrat avec Mediapro, avant que ce dernier ne fasse faux bond, devait s’élever à 1,1 milliard d’euros au total, dont 63 millions payés pour la L2. « On pense qu’une baisse des droits similaire à celle subie cette saison serait absorbable, à condition bien sûr qu’on resserre nos conditions financières, salaires, transferts… »


« Être capable de prendre en main son destin »



L’enveloppe allouée au recrutement, par exemple, sera forcément limitée. Il s’agit déjà, pour les propriétaires de Malherbe, de répondre aux exigences de la DNCG (le budget prévisionnel devait être envoyé lundi) par rapport au déficit d’exploitation, qui s’élevait (avant trading) à 8 millions d’euros en juin 2020. Il se serait creusé, selon nos informations, à hauteur d’environ 12 millions d’euros.


Avec la baisse annoncée des droits TV, les clubs vont-ils devoir imaginer un modèle qui dépendrait moins de ce paramètre ? « Il faut comprendre qu’il va y avoir des évolutions sur le monde des droits TV, être prêt à épouser une forme de modernité, répond Vincent Catherine. 


Si, par exemple, la réduction des ligues à 18 clubs permet d’améliorer le spectacle et l’attractivité, on a tous, in fine, un intérêt économique de long terme à y trouver. Il faut être capable aussi à prendre en main son destin, en tant que producteur de contenu exclusif auprès des supporters, de la fan base qui au SM Caen est très présente et fidèle. Être attentif au merchandising aussi, sans trop le pousser, mais en s’adaptant aux nouvelles générations. »

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Message par Seube82 Jeu 17 Juin 2021 - 22:09

SM Caen. Nicolas Seube prend la direction du centre de formation

Ce n’était plus un secret, c’est désormais officiel : Nicolas Seube prend la direction du centre de formation du SM Caen, un poste laissé vacant depuis le départ de Stéphane Nado en novembre dernier. Il sera également toujours en charge des U19 Nationaux la saison prochaine.


Ouest-France - Valentin PINEAU.
Publié le 16/06/2021 à 17h09

[2021/2022] Revue de Presse MjAyMTA2NDZmZGZjMGU2YmYzMGUxNjI5NWEzOTE5MDU2YzhjMGU?width=1260&focuspoint=50%2C50&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=fe12392dfd2b5fa8ce59fad5483b16eb2746744ee8ef8b8ff38e9a2b89d4a8ec
Nicolas Seube est le nouveau directeur du centre de formation du SM Caen. | STÉPHANE GEUFROI




C’était écrit depuis longtemps, c’est officiel depuis ce mercredi : Nicolas Seube est le nouveau directeur du centre de formation du SM Caen. Le joueur le plus capé de l’histoire du club (520 matches), qui a raccroché les crampons il y a quatre ans, occupera donc un poste laissé vacant depuis le départ de Stéphane Nado en novembre 2020.



« Nicolas est au club depuis 20 ans, il le connaît parfaitement et il a pu appréhender le métier de formateur et d’éducateur depuis quatre saisons maintenant. Il avait le profil parfait pour prendre la tête du centre de formation », a justifié Olivier Pickeu, le président du Stade Malherbe.


« C’est un bel héritage, à moi d’y mettre ma touche personnelle »


Le natif de Toulouse (41 ans), qui devrait obtenir son BEFF dans les prochains mois et sera également toujours en charge des U19 Nationaux, va donc ouvrir un nouveau chapitre de son histoire malherbiste : « C’est une mission qui me tenait à cœur car on a l’occasion de former des joueurs pour l’équipe première. Le meilleur exemple est le match du maintien avec 11 joueurs formés au club sur la feuille de match. Je sais que j’ai une équipe performante avec qui je voulais mettre un projet en place. La formation a une place importante au Stade Malherbe, c’est un bel héritage, à moi d’y mettre ma touche personnelle. »


En outre, Cédric Hengbart, entraîneur adjoint de l’équipe réserve, a obtenu son DES, un diplôme qui lui permettra de coacher jusqu’en National 2.

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Message par Seube82 Jeu 17 Juin 2021 - 22:15

SM Caen. À deux jours de la reprise, le point sur l'effectif de Malherbe

Le Stade Malherbe Caen a annoncé le départ de quatre joueurs en fin de contrat. Qui sera à la reprise de l'entraînement, vendredi 18 juin 2021 ?

Actu.fr Aline Chatel
Publié le 16 Juin 21 à 7:20 


[2021/2022] Revue de Presse Echauffement-rivierez-weber

Si Anthony Weber (à droite) est parti, Jonathan Rivierez (à gauche) a manifestement prolongé au Stade Malherbe ou est en passe de le faire, puisque le club n’a pas annoncé son départ. (:copyright:Aline Chatel / Sport à Caen)



Il y aura beaucoup de monde à la reprise du Stade Malherbe Caen, vendredi 18 juin 2021, mais pas de nouvelles têtes en-dehors du staff. En théorie, tous les joueurs sous contrat participeront au premier entraînement, à 10h00. En pratique, cela demande bien sûr à être vérifié…

Quatre départs officiels

Sur les six à sept joueurs en fin de contrat, quatre ont officiellement quitté le Stade Malherbe. Le club ne conserve pas Anthony Weber, Steeve Yago, Jessy Pi (trois joueurs arrivés en 2019) et Adama Mbengue. Jonathan Rivierez et Yannis Clémentia ont probablement prolongé ou sont en passe de le faire, puisqu’ils ne sont pas apparus dans la liste communiquée par Caen. On devrait donc les retrouver vendredi. Un point d’interrogation existe pour Evens Joseph, qui avait signé pour trois ans en novembre 2018, et qui n’a pas été mentionné.

Ils repartent de prêt


Leur prêt n’a pas été une franche réussite : Aliou Traoré et Garissone Innocent rentrent à la maison. Pas tout à fait, pour le premier, puisque Manchester United a annoncé ne pas le conserver. Le second était prêté par le PSG avec une option d’achat, que Caen ne lèvera pas. Le jeune gardien, lié avec Paris jusqu’en 2023, n’a pas plus convaincu que le milieu de terrain. L’Equipe annonçait le 2 juin son départ probable du PSG.

Ils rentrent de prêt


Pas moins de sept joueurs étaient prêtés par Caen cette saison. Six d’entre eux sont encore sous contrat. Il s’agit de Timo Stavitski (Maastricht, Pays-Bas), Brice Tutu (Beauvais, N2), Younn Zahary (Pau, L2), Marvin Golitin (Bobigny, N2), Godson Kyeremeh (Annecy, N1) et Herman Moussaki (Boulogne-sur-Mer, N1). Ce dernier, prêté avec option d’achat, pourrait rester dans le Pas-de-Calais. C’est en tout cas le souhait émis par Boulogne, et des négociations avaient été ouvertes avec Caen. Il a été élu dans le 11 type de National cette saison. 

Aucun transfert enregistré


Pour l’heure, aucun mouvement n’a été officialisé, ni sur le plan des départs, ni sur celui des arrivées. Mais le club a néanmoins l’essentiel : un coach et un staff ! 

Deux néo-pros


Sullivan Péan et Brahim Traoré débuteront la saison prochaine dans la peau de professionnels. En fin de saison dernière, Foot Normand annonçait un premier contrat professionnel de trois ans pour les deux hommes.

Deux blessés de longue durée


Hugo Vandermersch poursuit sa rééducation après son opération du genou, début mai. Au mieux, il ne rejouera qu’à la toute fin de l’année civile. Yacine Bammou a quant à lui été opéré du tendon d’Achille le 18 février. Il a couru dès le mois de mai et continue donc sa réathlétisation.



Pas de retardataire


Il n’y a pas de sélectionné à l’international ni de vacances prolongées. Tous ceux qui doivent être là à la reprise seront là vendredi 18 juin 2021.

Patience…


Il faudra probablement attendre quelques semaines encore pour que le mercato se décante. Malherbe, pour l’instant, est resté très discret au sujet de ses aspirations. Aucune communication n’a été faite en la matière. Il faudra probablement attendre le premier point presse de la reprise pour en savoir plus.

Les joueurs sous contrat (hors prolongations récentes)


2022 : Golitin, Riou, Court, Nsona, Bammou, Oniangué, Zahary, Moussaki, Gonçalves, Toufiqui, Stavitski, Tutu, Jabbari, Hountondji (stagiaire), Najim (stagiaire).

2023 : Deminguet, Gioacchini, Armougom, Jeannot, Beka Beka, Shamal, Ngouabi, Hervieu, Kyeremeh, Malumandsoko, Fouda, Ewangue.

2024 : Mendy, Vandermersch, Zady Sery, Molchan, Péan, Traoré.

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Message par Seube82 Ven 18 Juin 2021 - 21:20

Football. SM Caen : les dix informations à retenir de la reprise de l’entraînement

Lors du premier entraînement de Stéphane Moulin à la tête du SM Caen, le technicien normand et son président Olivier Pickeu ont longuement évoqué cette nouvelle ère qui s’ouvre pour le club, maintenu in extremis en Ligue 2 un mois auparavant. La prise de contact avec le groupe, les premiers choix du coach, le recrutement à venir, le temps nécessaire pour ce nouveau projet... Voici les dix choses à retenir de ce vendredi particulier pour le Stade Malherbe.

Ouest-France
Gaëtan BRIARD et Clément HEBERT.
Publié le 18/06/2021 à 14h43

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Stéphane Moulin a pour objectif de redorer le blason du SM Caen dans les mois et années à venir. | STÉPHANE GEUFROI


1. Stéphane Moulin, le début d’une deuxième vie d’entraîneur professionnel


Après un chapitre de dix ans à Angers, Stéphane Moulin a entamé ce vendredi matin sa deuxième vie d’entraîneur professionnel. Avec des couleurs et un logo différents sur le dos. Et une certaine émotion. « Ça fait plaisir, ça fait bizarre aussi, souriait le nouveau coach du Stade Malherbe après avoir dirigé sa première séance. C’est la première fois que j’entraîne un autre club professionnel qu’Angers. C’est une nouveauté pour moi et il y a quelque chose de différent pour cette reprise de début de saison. Comme dans toute découverte, il y a des interrogations : la rencontre des joueurs, découvrir le staff médical et le reste du staff technique. »

Présenté début juin, Stéphane Moulin n’est pas arrivée en terre inconnue, entouré de ses fidèles adjoints Serge Le Dizet et Patrice Sauvaget, de son ancien préparateur physique Benoît Pickeu, frère d’Olivier, au sein d’un staff technique où il a seulement découvert Eddy Costil, maintenu en poste en tant qu’entraîneur des gardiens. « On a travaillé 14 ans ensemble, dit le technicien au sujet de sa relation avec le président caennais. Il y a déjà eu une cohabitation qui a fonctionné. Si on redémarre un cycle ensemble, c’est que le premier s’est bien passé. Après, dans le foot, il faut toujours rester modéré. SI je suis venu ici avec mon staff, c’est parce que j’avais envie de participer à un renouveau. »Avec un premier groupe de douze joueurs, en attendant un autre de quatorze vendredi après-midi, Stéphane Moulin a passé le plus clair de son temps à observer. À l’endroit où il a décidé de se retrouver pour les trois prochaines années (la durée de son contrat) au minimum. « Je pense qu’il fallait être un peu dingue, souriait Olivier Pickeu au sujet du choix du technicien de 53 ans. Quand je vois la fête que lui ont réservée les supporters d’Angers, il le mérite amplement. Il a fait beaucoup de très belles choses, on a commencé l’aventure là-bas en 2006, le club était en National, proche du dépôt de bilan. Voir le staff partir la tête haute après plus de dix ans, avec le coach à la plus longue longévité sur un banc en Europe, c’est un gage de confiance et de sérieux pour notre club. Il a fait des efforts pas simplement sportifs, mais aussi financiers. C’est tout à son honneur. »

[2021/2022] Revue de Presse MjAyMTA2ODM3M2M4YWJlZmE3Yzc5Zjc0MjE4YTI3YmU4YjBmM2E?width=630&focuspoint=46%2C38&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=5adf8ba0b910d0fede850d3150341b149aac3ad311cd82d5936977578a5985cd
Stéphane Moulin, ici en compagnie de l’un de ses adjoints Serge Le Dizet, vendredi matin lors de la reprise du SM Caen. | STÉPHANE GEUFROI

2. Deux groupes séparés, une reprise en petit comité

Alors que l’on s’attendait à voir une trentaine de joueurs parcourir le petit kilomètre qui sépare le stade Michel d’Ornano du terrain d’’entraînement, seulement 12 éléments sont apparus à 10 h, ce matin.

Une heure plus tôt, ils étaient pourtant 27 à écouter la première prise de parole de Stéphane Moulin, leur nouvel entraîneur. « Dans son discours, il a insisté sur deux points, révèle Yoann Court. Le respect mutuel, le respect des consignes, des horaires et la confiance à instaurer. C’était un premier échange groupe, on se verra individuellement plus tard. »

« J’ai toujours mis l’humain au cœur du projet, avance Stéphane Moulin. Vous pouvez avoir de bons joueurs de football, si personne ne s’écoute, ne se comprend et ne se respecte, les qualités footballistiques passent au second plan. Il doit y avoir un cadre, dans lequel tout le monde peut naviguer mais duquel personne ne doit sortir. C’est la base à mes yeux. »

La soixantaine de supporters présente a pu assister à la première séance de la saison, animée par Benoît Pickeu, le nouveau préparateur physique. Le cœur d’Olivier Pickeu a d’ailleurs battu un peu plus fort en apercevant son frère aux abords de Venoix. « Il venait me voir jouer ici quand il avait 12 ans, raconte, ému, le président du SM Caen. Et là, c’est lui qui mène la première séance. Je ne sais pas si l’émotion est assez grande dans mes mots mais ce que je ressens est très fort. »

Sous le regard de Stéphane Moulin, de Serge Le Dizet et Patrice Sauvaget, ses adjoints, et d’Eddy Costil, seul survivant du précédent staff dans le rôle d’entraîneur des gardiens, les 12 joueurs ont beaucoup couru et peu touché le ballon. Encore en convalescence, Yacine Bammou, lui, s’est contenté d’un footing de reprise.

Dans l’après-midi, 14 autres joueurs sont attendus sur le terrain d’entraînement. Ceux-là ont passé des tests médicaux ce matin. Cyril Bellot est d’ailleurs le nouveau médecin du club, en charge de la cellule médicale. Il succède à Hervé Schulc.

Même sous les masques, la joie d’entamer un nouveau cycle s’est lu sur le visage des supporters. « Ce sont des supporters qui aiment leur club, qui souffrent quand les résultats ne sont pas là et qui ont envie de retrouver le SM Caen à un autre niveau, a réagi Stéphane Moulin. La Ligue 1, ce n’est pas si vieux que cela mais il y a des étapes à franchir. Il y a une attente logique de supporters qui ont envie de voir autre chose. On sait très bien que le foot n’est pas une science exacte. C’était une saison sans pour le Stade Malherbe. Que les supporters aient envie de voir mieux, c’est tout à fait logique. »

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Benoît Pickeu, frère du président Olivier, a dirigé sa première séance en tant que préparateur physique du SM Caen. | STÉPHANE GEUFROI

3. Un groupe de 26 joueurs a été retenu pour le moment


Stéphane Moulin a rappelé ce vendredi matin une habitude qu’il avait prise à Angers et qu’il devrait faire perdurer au SM Caen : « En général, j’aime travailler avec 22 joueurs et trois gardiens, il faudra qu’on arrive à ça ». Ce vendredi, vingt-six joueurs séparés en deux groupes ont été conviés par le technicien, qui a décidé de faire des premiers choix d’entrée (lire ci-dessous) face à un contingent de plus de 35 joueurs professionnels. « Ce groupe-là est celui qui reprend l’entraînement, il va évidemment bouger dans les jours ou semaines qui viennent. Cela va nous permettre de connaître les joueurs de façon plus précise dans les dix jours à venir, en approfondissant leur connaissance lors de notre stage (à Deauville, à partir de mercredi prochain). »

Ce vendredi, le gardien Yannis Clementia, qui va prolonger son bail très prochainement avec le SM Caen, était accompagné de onze joueurs de champ : Vladimir Molchan, Jason Ngouabi, Aloys Fouda, Alexis Beka Beka, Anthony Gonçalves, Anthony Gonçalves, Steve Shamal, Yoann Court, Alexandre Mendy, Nicholas Gioacchini et Zeidane Inoussa. Ce vendredi après-midi, quatorze autres joueurs ont la pelouse : Rémy Riou, Sullivan Péan, Jonathan Rivierez, Brahim Traoré, Yoël Armougom, Jessy Deminguet, Johann Lepenant, Loup Hervieu, Prince Oniangué, Ayoub Jabbari, Kélian Nsona, Benjamin Jeannot, Kevin Mbala et Andreas Hountondji.

« Il faut que Stéphane (Moulin) et son staff puissent maîtriser l’environnement, estime Olivier Pickeu. Le stage va être important, avec quasiment dix jours sur Deauville. J’attends de lui qu’il ait une analyse, qu’il fasse une synthèse des forces en présence. On a gagné ce dernier match de la saison passée avec dix joueurs issus de notre centre de formation. On a une jeunesse montante, il faut continuer à la faire travailler et l’encadrer. » À ces vingt-six joueurs s’ajoutent Yacine Bammou, en phase de reprise, et Hugo Vandermersch, victime d’une rupture des ligaments croisés en fin de saison passée.

4. Des joueurs sont convoqués à retardement, le 5 juillet


Si certains joueurs manquaient à l’appel ce vendredi matin, ce n’était ni pour des blessures ni pour des raisons personnelles. Simplement un choix de Stéphane Moulin et de son staff, en concertation avec Yohan Eudeline. « J’ai demandé à Yohan de réduire le groupe, pas seulement dans une stratégie financière, mais aussi dans une stratégie de travail, souffle Olivier Pickeu. Pour bien travailler, il faut un groupe resserré, idéalement 22 joueurs de champ et trois gardiens. »

Plusieurs joueurs, tous prêtés la saison dernière (Golitin, Tutu, Joseph, Stavitski notamment) ont ainsi reçu une convocation pour le 5 juillet. S’ils n’ont pas trouvé de porte de sortie d’ici là, ils reprendront sous les ordres de Fabrice Vandeputte, avec le groupe Pro 2. « Cela ne veut pas dire que c’est fini pour eux, mais ils ne font pas partie, dans un premier temps, du projet qu’on souhaite mettre en place, poursuit Olivier Pickeu. S’il y a des opportunités pour certains d’entre eux, on essaiera de leur trouver des points de chute. »

Herman Moussaki et Godson Kyeremeh sont notamment sollicités.

5. Les choix de recrutement vont être affinés rapidement


Stéphane Moulin a beau découvrir son groupe en ce 18 juin, il ne s’en cache pas : « Il a besoin d’être renforcé ». « À nous de conserver les forces vives du club parce qu’il y en a, sur des jeunes joueurs et d’autres garçons qui ont montré que l’on pouvait compter sur eux, développe le nouvel entraîneur normand. C’est difficile de parler de ça parce que c’est tout nouveau. On a besoin de se faire une idée beaucoup plus précise pour pouvoir faire des choix, même si on a évidemment perçu des choses au cours de la saison dernière. »

Stéphane Moulin a pris le temps de visionner douze matches de la saison passée. Et de faire quelques constats assez clairs. « On a pu s’apercevoir des forces et de ce qu’il a pu manquer. J’ai vu des bonnes choses et des moins bonnes. L’analyse a été faite. C’est assez surprenant, le parcours de cette équipe la saison passée, avec un bon début de saison et une deuxième partie beaucoup plus compliquée. Quand la confiance n’est plus là, vous pouvez avoir les mêmes joueurs et ne plus les reconnaître. Le sursaut du dernier match doit être une bonne base de départ pour la saison à venir, c’est ce que j’ai dit aux joueurs. »

Si le Stade Malherbe a des besoins évidents (latéraux, milieu de terrain) au vu de sa saison passée et des départs à certains postes (Weber, Pi, Yago, Mbengue), une autre donnée va influencer le mercato caennais dans les semaines à venir, au-delà de ses finances (lire ci-dessous) : l’extrême jeunesse de son effectif, en particulier dans certains secteurs de jeu. « J’ai passé cinq ans avec l’équipe réserve à Angers. Les jeunes, je les connais, je les apprécie, mais je suis toujours à la recherche d’un équilibre pour que cela fasse un bon puzzle, argumente Stéphane Moulin. J’ai quand même regardé les équipes qui sont montées, parce que ce sera très rapidement notre objectif, et il n’y a pas énormément de jeunes. Cela ne veut pas dire qu’ils ne doivent pas participer mais encore une fois, il faut trouver un équilibre parce que ce championnat requiert de l’expérience et de l’endurance. »

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Stéphane Moulin, Yohan Eudeline, Serge Le Dizet, Patrice Sauvaget (caché) et Olivier Pickeu (de droite à gauche), réunis vendredi matin sur le complexe d’entraînement du SM Caen. | STÉPHANE GEUFROI

6. Sur le recrutement, Stéphane Moulin va travailler en terrain connu


Pour faire des bons coups sur le marché des transferts, ce qu’un Stade Malherbe à l’enveloppe restreinte sera contraint à faire, l’entraîneur caennais sait qu’il peut compter sur une cellule recrutement qu’il a déjà pratiquée à Angers, avec Yohan Eudeline et Philippe Leclerc de nouveau à ses côtés, en plus d’Olivier Pickeu. « « C’est l’une de ses forces (faire des bons coups), il faut que ça le reste. On est en période de découverte, viendra ensuite la période de renforcement. C’est rassurant et ça fait gagner du temps parce qu’on se connaît, appuie le coach normand. Ils savent parfaitement les profils que j’apprécie, notamment à certains postes. Dans le foot, il y a ce qu’on veut et ce qu’on peut. Pour l’instant, le Stade Malherbe est comme tous les autres clubs, en attente de connaître son budget. Dans ce domaine, on a des idées, on a déjà des vues. » Au point de prolonger la filière angevine sur le terrain du mercato ? Les semaines à venir le diront.

7. Face aux attentes, Olivier Pickeu et Stéphane Moulin prônent la patience


Il y a les attentes autour de la nomination de Stéphane Moulin, importantes voire excessives en raison de ce que le Stade Malherbe a traversé ces dernières saisons. Il y a aussi les réalités du terrain, chères au nouveau technicien caennais. « Je ne suis pas un magicien. On va essayer d’améliorer ce qui n’a pas fonctionné la saison passée, avec beaucoup de respect malgré tout pour ce qu’il s’est passé. Que ce soit Pascal Dupraz ou Fabrice Vandeputte, ils ont malgré tout œuvré pour que le club reste à ce niveau-là. C’est important de ne pas effacer tout cela, dans un sens et dans l’autre. On travaillera comme on sait le faire, avec beaucoup d’investissement, de sincérité, une méthode. On espère qu’elle fonctionnera aussi ici, avec d’autres joueurs, dans un autre contexte. Les attentes sont normales. Après, il faut faire attention, on a un groupe qui a fini à la 17e place de Ligue 2. À nous d’essayer de le revigorer, de lui donner un nouvel élan. On vient ici avec beaucoup d’humilité et d’envie. Le travail va nous dire ce que l’on pourra espérer au cours de cette saison. »

En repartant d’une page blanche, le SM Caen a des ambitions claires en tête. Il a aussi à l’esprit le chemin qui se présente à lui pour les atteindre. « Trois ans (la durée du contrat de Stéphane Moulin), c’est un bon délai pour avoir une autre analyse du club et atteindre cet objectif (de retrouver la Ligue 1), affirme Olivier Pickeu. Avec la réforme de la Ligue, trois ans, ça nous amène à une Ligue 1 à 18 clubs. Il faudra beaucoup travailler, avoir de l’humilité. Je ne vais pas apprendre çà à Stéphane. Angers, c’était une part de chez lui, il doit s’approprier ses nouvelles couleurs. Je dois lui donner un temps de respiration. »

Pour retrouver des couleurs, Malherbe aura besoin de retrouver une identité sur le terrain. C’est l’enjeu des cinq semaines de préparation à venir, jusqu’à la reprise de la Ligue 2 le 24 juillet. « Lors de ce stage (à Deauville, du 24 juin au 3 juillet), je veux leur faire passer un message qui correspond au projet de jeu que je veux mettre en place. L’idée, c’est de les faire adhérer le plus vite possible à cela, qu’ils comprennent bien ce qu’on recherche et comment on fait pour en arriver là. Il va y avoir un gros travail sur les plans tactique, technique et de la recherche collective. Chaque coach a ses idées et sa méthode. Inévitablement, elle sera différente de la précédente. »

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Stéphane Moulin a effectué ses premiers pas en tant qu’entraîneur du SM Caen. | STÉPHANE GEUFROI


8. Le SM Caen passera devant la DNCG le 1er juillet

Rendez-vous incontournable d’une intersaison, le passage devant la DNCG, le gendarme du football financier, s’effectuera le 1er juillet. Un moment crucial et redouté, au sortir d’une saison disputée à huis clos et en pleine crise des droits TV.

« Des chiffres ont été donnés avec l’arrivée d’Amazon, mais tant que rien n’est fixé, je ne peux pas me permettre de vous dire que c’est suffisant pour construire un budget, souligne Olivier Pickeu. J’espère qu’avec l’aide des actionnaires, nous aurons des éléments financiers nous permettant d’aborder ce rendez-vous plus sereinement. »

9. Nicolas Seube, « un rôle fondamental » à la tête du centre de formation


Joueur le plus capé (520 matches) de l’histoire d’un club au sein duquel il a tout connu depuis 20 ans, Nicolas Seube a été promu directeur du centre de formation. Il occupera un poste laissé vacant depuis le départ de Stéphane Nado en novembre 2020.

« J’ai beaucoup discuté avec lui pour savoir s’il était en capacité d’intégrer ce rôle tout en poursuivant sa période de formation, raconte Olivier Pickeu. Il a un enthousiasme débordant, une envie folle de pouvoir se réaliser dans cette fonction. Le rôle de directeur du centre de formation est un rôle fondamental dans le projet. J’ai hâte qu’il rencontre Stéphane (Moulin) et son staff. »

[2021/2022] Revue de Presse MjAyMTA2ZDE4MzljZjM4OTFiMzJiNDdmMTVjNTg5NjY5NmVhZmI?width=630&focuspoint=47%2C40&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=5b7c682138e1c1615d6b8784e10d33f35883e0bcff6f81e022f4eb42fd51b497
Nicolas Seube (à droite) a pris la direction du centre de formation, alors que Fabrice Vandeputte va poursuivre sa mission à la tête de l’équipe réserve du SM Caen. | GUILLAUME MARIE


10. Arnaud Tanguy rejoint Lorient et ne sera pas remplacé

Quelques jours après l’annonce de son départ du SM Caen, Arnaud Tanguy s’est engagé ce vendredi avec Lorient (Ligue 1), où il devrait occuper un poste similaire à celui qu’il occupait à Caen (directeur général). « Arnaud est arrivé à Caen il y a trois ans, dans un contexte complexe, a rappelé Olivier Pickeu. Il a été honnête envers moi et le club. C’était le moment pour lui de partir sur un autre projet et je l’ai aidé à partir dans les meilleures conditions. Je lui souhaite le meilleur. C’était important que ça se fasse vite car j’ai besoin que toutes les énergies soient concentrées sur le club. »

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Message par Seube82 Ven 18 Juin 2021 - 21:21

Il y a beaucoup d'articles sur la reprise, j'ai mis le plus complet.

Une petite vidéo de la reprise :

https://www.smcaen.fr/2021-2022/videos/groupe-pro/images-exclusives-de-la-journee-de-reprise-du-smcaen-saison-20212022

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Message par Seube82 Mer 23 Juin 2021 - 18:59

LE PROGRAMME DE LA PRÉPARATION

L'heure de la rentrée approche pour les joueurs du Stade Malherbe Caen. Les coéquipiers de Prince Oniangué seront de retour sur les installations de Venoix vendredi matin pour cinq semaines de préparation avant de retrouver le chemin de la Ligue 2 BKT le week-end du 24 juillet.


[2021/2022] Revue de Presse A63v9785

ALOYS FOUDA ET SES COÉQUIPIERS SE RETROUVERONT CE VENDREDI POUR LA PREMIÈRE SÉANCE DE LA SAISON 2021 / 2022


Vendredi 18 juin (matin) - Reprise de l'entraînement


Un mois après avoir disputé son dernier match de la saison 2020 / 2021, les joueurs du Stade Malherbe Caen retrouveront le chemin de l'entraînement ce vendredi 18 juin à 10h00. Une séance qui permettra aux Caennais de découvrir le  staff de Stéphane Moulin. L'entraînement se déroulera sur les terrains de Venoix et sera ouvert au public avec port du masque obligatoire.

Deux stages de préparation


Les joueurs de Stéphane Moulin prendront part à deux stages dans le cadre de cette préparation 2021 / 2022. Un premier qui se déroulera comme tous les ans à Deauville et un deuxième, plus court à Orléans dans le cadre du tournoi Emiliano Sala.

  • Du 24 juin au 3 juilletStage à Deauville

  • Du 14 au 18 juillet : Stage à Orléans



Programme des matchs amicaux


Des matchs tous les trois jours à partir du 30 juin pour les joueurs du Stade Malherbe Caen. Les Caennais participeront notamment au tournoi en hommage à Emiliano Sala à Orléans avec un premier match le samedi 17 juillet face au FC Nantes à 15h00.

  • Samedi 3 juillet : SM Caen / AS Beauvais Oise (N2) au stade du Commandant Hébert à Deauville à 16h00

  • Mercredi 7 juillet : SM Caen / EA Guingamp au stade René Fenouillère d'Avranches à 18h00

  • Samedi 10 juillet : SM Caen / AC Ajaccio au stade Michel Farré de Mondeville à 16h00

  • Mercredi 14 juillet : US Orléans / SM Caen à Saran à 16h00

  • Samedi 17 juillet : SM Caen / FC Nantes au stade de la Source à Orléans à 15h00

  • Dimanche 18 juillet : Finale ou petite finale du challenge Emiliano Sala


Samedi 24 juillet - Reprise de la Ligue 2 BKT


Comme annoncé par la Ligue de Football Professionnel il y a quelques semaines, le championnat 2021 / 2022 de la Ligue 2 BKT va reprendre ses droits le week-end du 24 juillet. À l'image de la saison dernière, les rencontres se dérouleront en majorité le samedi (une à 15h00 et huit à 19h00) ainsi qu'une dernière rencontre qui sera programmée le lundi soir (20h45).


Dernière édition par Seube82 le Mer 23 Juin 2021 - 19:03, édité 1 fois

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Message par Seube82 Mer 23 Juin 2021 - 19:01

Je crois que je n 'ai jamais vu un tel programme de préparation au SMCaen...

ça fait 6 journées de championnat en plus ça...les joueurs vont morfler.

Le 18 juillet, ce pourrait être Bordeaux ou Niort.

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Message par Marneus-Macrage Mer 23 Juin 2021 - 20:18

On fait souvent 5 amicaux toute les saisons, sous Garande c'était 5.
Sachant qu'on joue deux matchs en 2 jours avec le tournoi Emiliano Sala ça revient à comme les autres saisons !
Après au contraire je le trouve soft car on fait que 7 jours (et souvent 12-15) de préparation physique à Deauville.
Le second stage de 4 jours à Orléans existe pas en vrai car ce sont les jours de tournois.
Après on a beaucoup de matchs en peu de temps c'est sur !!!
Mais on reprends très tôt le championnat 24 juillet (une semaine environ avant les années précédentes je pense).

(on peut pas comparé aux deux saisons avec le Covid les choses étaient bien différentes !)

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Message par Seube82 Mer 23 Juin 2021 - 20:25

ouais...un match tous les 3 jours, tu peux trouver ça soft...
je n'ai pas souvenir d'une prépa avec un match tous les 3 jours, ça c'est sûr.
je me souviens de demi-matchs ou de mi-temps de 30 min ces dernières années.

Sous Garande, 5 matchs probablement....en 1 mois et demi. La reprise était quasi mi-aout.

Sinon, ambiance morose à Toulouse...virer Garande pour prendre Montanier (avec Debeve adjoint)...les supporters sont globalement dégoûtés des choix de Comolli.

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Message par Marneus-Macrage Jeu 24 Juin 2021 - 0:26

On avait parfois des amicaux dès juin c'est aussi ça la différence ...
Après le championnat reprends tôt mais faut pas abuser non plus sous Garande la ligue 2 reprenait pas mi décembre non plus !!!
On avait souvent 3 match en 12 jours pendant le stage et deux matchs après dont le trophée de Normandie.

et les demis matchs et 30mins ... pas souvenir perso !!
tu as juste à demander à ton cousin on en faisait des amicaux même dans la manche !!!

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Message par Seube82 Ven 25 Juin 2021 - 18:49

J'ai créé un sujet Calendrier plus complet dans la rubrique "Les Matchs"


[2021/2022] Revue de Presse Caen_l2_calendrier-min


Dernière édition par Seube82 le Ven 25 Juin 2021 - 19:51, édité 1 fois

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Message par Seube82 Ven 25 Juin 2021 - 19:43

SM Caen. Benoît Pickeu : « Arriver au maximum pour le championnat »

​À 46 ans, Benoit Pickeu est, depuis l’arrivée de Stéphane Moulin, le nouveau préparateur physique de Malherbe. À moins d’un mois de la reprise de la Ligue 2, prévue le 24 juillet, le frère du président caennais dresse un premier bilan sur l’état physique des troupes.


[2021/2022] Revue de Presse MjAyMTA2YzIwOTJhYmU3OGU4NTc5Yjg5NGU4NTkyNGU4YmEzODQ?width=1260&focuspoint=50%2C50&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=74a2cba145cf73b37804296a25392eca2ee3f0bcad03439e7eeff33ffe23c118Benoît Pickeu, vendredi 18 juin, à l’occasion de la reprise de l’entraînement du SM Caen. | STÉPHANE GEUFROI


Benoît Pickeu, vous ne débarquez pas en terrain totalement inconnu à Malherbe.

Effectivement, j’ai beaucoup de souvenirs de gamin ici. Lorsque mon frère était joueur (entre 1989 et 1993), j’avais le privilège d’entrer dans le vestiaire et de m’asseoir à côté de Xavier Gravelaine, Graham Rix, Michel Rio, Yvan Lebourgeois ou Hubert Fournier. Je me souviens aussi des ambiances assez dingues à Venoix, notamment un Caen-Marseille en Coupe de France (quart de finale en 1992, 1-3).


En suivant Stéphane Moulin, vous retrouvez également votre frère Olivier, après un an de séparation.


C’est vrai que ça a été une période très particulière pour moi. L’année dernière, j’avais dit à Stéphane qu’il pouvait compter sur moi pour la saison à venir. Donc se retrouver ici avec Olivier et Stéphane, c’est forcément une joie.

Comment se déroule la cohabitation entre frères ?


Entre Olivier et moi, il y a deux ambiances. D’un côté l’ambiance famille, et de l’autre celle du travail. Sur ce dernier point, aucun sujet n’est mis de côté. On se dit les choses lorsque c’est nécessaire, et ça nous permet d’avancer et de régler rapidement ce qu’il y a à régler.


Quelle est votre relation avec Stéphane Moulin ?


Nous avons une relation de travail, qui est devenue une relation d’amitié au fil des années. Depuis 15 ans que nous travaillons ensemble, on s’est découvert des valeurs communes, comme le travail, la solidarité et l’honnêteté. C’est d’ailleurs le cas pour chacun d’entre nous dans le staff, et c’est ce qui fait que nous sommes ensemble depuis si longtemps.


Le fait d’arriver dans un nouveau club peut-il vous poussez à modifier votre méthode de travail ?



Avec ce staff, ça fait presque 15 ans qu’on a notre méthode, donc on ne va pas tout révolutionner. Serge Le Dizet, Pat (Sauvaget, entraîneur adjoint) et Eddy (Costil, entraîneur des gardiens) amènent tous leur patte pour transmettre le maximum d’informations au coach, qu’il puisse faire ses choix et prendre les bonnes décisions pour l’équipe. Mais ce qui est sûr, c’est qu’on va travailler (sourire).


Après une semaine de travail, quel premier bilan tirez-vous de l’état physique du groupe ?


Nous sommes toujours en phase de reprise progressive et d’observation. Pour l’instant, on est vraiment dans une individualisation de la préparation. Le stage à Deauville (du 24 juin au 3 juillet) va nous permettre de passer des tests supplémentaires afin de déterminer les niveaux d’intensité et de volume auxquels il va falloir travailler, en s’adaptant aux spécificités requises par les différents postes et aux écarts de niveau qu’on aura repéré. Mais je sens déjà des joueurs qui sont éduqués physiquement, qui sont à l’écoute et qui ont envie.

Justement, quel va être le programme des prochaines semaines ?


Pour le moment, on va continuer à axer sur le volume, en rajoutant progressivement de l’intensité. Les matches amicaux vont aussi servir à amener cette intensité. Dans un premier temps, il y aura du temps de jeu pour tout le monde, puis ça va progressivement se diversifier. Le but est d’amener les joueurs jusqu’aux qualités physiques requises par le projet de jeu demandé par l’entraîneur. L’idée est vraiment de croiser les niveaux, en augmentant toujours plus l’intensité afin d’arriver au max pour le championnat.


Doit-on s’attendre à un Stade Malherbe Caen au top dès la reprise de la Ligue 2 (prévue le 24 juillet) ?


L’idée n’est pas d’être tout de suite à 100 %, mais d’avoir un niveau optimum, c’est-à-dire pouvoir conserver une bonne forme sur le long terme. Optimum, et non optimal. Si des joueurs se retrouvent trop vite en forme, il va falloir les calmer, sinon leur condition va rechuter.

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